Warning: include(up.php) [function.include]: failed to open stream: No such file or directory in /homez.398/yvespire/www/news/textmaurice.php on line 15
Warning: include() [function.include]: Failed opening 'up.php' for inclusion (include_path='.:/usr/local/lib/php') in /homez.398/yvespire/www/news/textmaurice.php on line 15
Warning: include(menunews.php) [function.include]: failed to open stream: No such file or directory in /homez.398/yvespire/www/news/textmaurice.php on line 20 Warning: include() [function.include]: Failed opening 'menunews.php' for inclusion (include_path='.:/usr/local/lib/php') in /homez.398/yvespire/www/news/textmaurice.php on line 20 |
La femme, mère de tous les rêves, nous transporte au faîte de l’émotion pure. Elle embaume de sa présence toute forme, elle épouse les courbes et les prolonge dans l’imaginaire de chacun, les étire jusqu’aux marches du palais où s’élaborent les plus parfaites créatures initiatrices de la beauté du monde. Yves Pirès, hante ce palais de la création. Partisan de la femme libérée de son corps ; artisan de la forme féminine moulée au plus juste de ses dimensions idéales, de son volume, de son drapé charnel, l’artiste nous remémore cet archétype de beauté adulé par l’homme et porteur de l’éternel recommencement par l’éclosion de la vie. Femme ombrée par le mystère d’un charme toujours renaissant qui séduit, envoûte, subjugue et ne se compromet jamais avec un visible trop évident au risque de disparaître. Composer avec l’invisible est la tâche difficile mais indispensable que se donne Yves Pirès, pour parvenir à cette montée en présence dans chacune de ses créations où l’invisible, l’indéfinissable, « le je ne sais quoi et le- presque rien » , se manifeste par l’éclat, l’éclair, la pointe intuitive comblant l’instant bref, trop court pour communiquer plus encore pour communier, simplement ajusté pour ressentir cette fulguration de l’exacte similitude avec le vrai. Ainsi, au-delà de la forme, transparaît l’intériorité, le dedans qui ne peut que faire couple avec le dehors et rendre vivante la créature en état d’être. Yves Pirès, parvient à cette ultime progression où le jeu des forces et tensions s’équilibre au point suprême de l’harmonie. La beauté surgit comme le rappel d’une vérité fondamentale que chacun porte en soi et que l’artiste réactive et restitue dans ses œuvres. Visages, bustes, corps en leur entier dans la primeur des saisons, portent haut la ferveur de l’unité, de la forme et de son expression où le corps féminin s’évase indéfiniment en épousant les méandres de la terre : il est colline, plaine, source, grotte, volcan ; il est flamme et pure fluidité ; en se prêtant à la fragmentation, il s’ouvre aux allées profondes de la sensualité, aux escarpements de l’érotisme. La femme est une métaphore plurivalente. Sans impudeur aucune, Yves Pirès, le sculpteur, ploie et déploie les corps, pétrit, dégrossit, façonne, palpe, modèle par des gestes initiaux et d’initié qui rejoignent la préhistoire de la main et du mouvement recréateur de la réalité jusqu’à intégrer de façon sensitive toutes les formes dont celles articulées dans l’unité d’un corps en lui insufflant l’énergie, la vigueur, la tension vibrante du vivant. Le créatif devient le Créateur. La beauté ne se commet pas avec le vulgaire, l’artificiel, la répétition, elle est toujours neuve, elle nous surprend. En la découvrant, elle nous découvre, nous dénude car elle n’est visible qu’avec le regard de l’innocence. Elle est dans la simplicité du quotidien, là au meilleur de l’accord des choses touchant à la perfection, fruit d’une beauté possible qui, tout en étant insaisissable, saisit. Si peu tangible, elle est de l’ordre du reflet. Yves Pirès, conscient de cette approche métaphysique de la beauté, en se confrontant à la physique de la matière, élabore ses créatures en étroite corrélation entre soi et l’univers et quand il parvient au carrefour des plénitudes où l’émerveillement surgit, alors la réussite est glorifiée par le miroitement de la beauté. M-J. Estrade |